Réveil à « La Tigra » (province de Chaco, Argentine) ! |
( du 04 au 11 mars 2002) |
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Cher correspondant, Je reviens tout juste d’Argentine et je m’empresse de vous envoyer les dernières nouvelles de cette campagne. Vous n’êtes pas sans savoir que l’Argentine connaît une crise sociale sans précédent, que le pays est dans le chaos. En effet, rares sont les pays qui ont changé 5 fois de Président en 45 jours. M. De La Rua a laissé la place au Président du sénat (intérim), Mr Saa a remplacé le Président du Sénat. Une semaine plus tard, retour du Président du sénat par intérim, et ensuite, accès à la direction du pays par le Président actuel M. Duhalde Eduardo. La corruption est un mal qui ronge l’Argentine avec des dettes extérieures énormes qui ne sont toujours pas réglées. Des émeutes très violentes secouent le pays, des manifestants ont été tués, les banques sont victimes d’actes de représailles car elles ne peuvent délivrer des fonds aux citoyens argentins que dans une limite de 300$ par semaine. Le Pesos s’effondre, le prix de l’essence flambe. Si l’Argentine s’effondre, c’est toute l’Amérique Latine qui risque de s’effondrer. C’est le mouvement des dominos. On sait aussi, que les républiques sud-américaines sont très fragiles et que le chaos social et politique n’est jamais bon pour la démocratie et le respect des droits de l’homme. J’invite tous ceux qui reçoivent ce message à se courber devant Dieu et à consacrer du temps dans la prière pour cette partie du monde durement éprouvée. Que Dieu visite l’Amérique Latine ! Je ne vous cache pas que cette dernière campagne à « La Tigra » (Province de Chaco), à 1300 Km de Buenos-Aires (par la route) a été un nouveau défi que le Seigneur nous a demandé de relever. Cependant, si les nouvelles concernant la situation sociale de l’Argentine sont tristes à entendre, sachez que celles qui vont suivre vont vous remplir de foi et d’Espérance. C’est bon lorsque les bonnes nouvelles accompagnent La Bonne Nouvelle. La Province de Chaco (1/3 de la France), ce sont
des grands espaces,
des vaches, des chevaux, des champs cultivés et la pampa
argentine. L’Evangile y est bien moins répandu qu’à la capitale où sont
entrepris la plupart des grandes campagnes d’évangélisation. Cette région
est peuplée de purs latinos, mais aussi de colons d’origine allemande, ukrainienne,
yougoslave, russe. Beaucoup vivent de l’agriculture, ont des revenus très
modestes. Nous avons alors déployé les grands moyens afin d’informer toute
la province de Chaco au sujet de cette grande campagne en plein air. La radio
« Alpha et
Oméga » a diffusé des spots publicitaires dans un rayon de 25 km et restransmis
toutes les réunions en direct. 35 églises évangéliques ont été inscrites afin
de participer à cette campagne. Des autobus ont parcouru jusqu’à 200km pour
amener les gens sur le lieu d’évangélisation. La ville de « la Tigra » ne
compte que 5000 ha, et pourtant l’auditoire est monté jusqu’à 3500 personnes
chaque soir. Un fait important est venu marquer cet événement : la participation
de l’intendant
de la ville (le maire) qui a écrit et publié un décret signé par le secrétaire
du gouvernement (Résolution N°42/2) déclarant cette campagne « d’intérêt municipal
» vu la crise que traverse l’Argentine. Il est venu lire ce décret en personne
et me l’offrir en main propre sur l’estrade en présence de la foule nombreuse.
Les Argentins avaient les larmes aux yeux et glorifiaient le Seigneur. Voici
un extrait de ce décret : Nous étions à ce moment là conscient de l’action de Dieu en faveur de la ville, mais nous ne soupçonnions pas que ce n’était que le début de la manifestation de la Gloire de Dieu dans cette région. Notre responsable pour les relations publiques a proposé ma visite a « radio Mokovi » (100 km du lieu d’évangélisation), radio non-chrétienne, mais radio officielle pour la Province de Chaco, l’équivalent chez nous de « France-Infos ». Le journaliste a donné immédiatement son accord. Dès notre arrivée, nous l’avons trouvé très ouvert et il m’a questionné au sujet de la pensée de Dieu, de la pensée biblique sur la crise que traverse l’Argentine. A l’heure même, le Saint-Esprit m’avait déjà préparé pour cette interview et les réponses que je devrais donner. Alors qu’il avait une liste de questions, les premières paroles l’ont saisi. Il n’a pas osé m’intérrompre et m’a fait signe de la main m’invitant à continuer de parler. Il m’a donné la Parole pendant une heure, il était ému, bouleversé et il a appuyé mes paroles, Alléluia ! A la fin de l’émission, il a réclamé la prière et demandé à ce que notre coodinateur pour ce district, le pasteur Buscafusca, puisse revenir régulièrement pour tenir des émissions à sa radio. Mais ce n’était pas encore fini ! Cette émission a provoqué un séisme spirituel ! Le téléphone sonnait en permanence chez notre coordinateur. Un grand nombre de ceux qui avaient écouté, avait été touché par Dieu. L’auditoire de la campagne ne cessait de grandir soir après soir. Deux hauts fonctionnaires ont aussi appelé : l’attaché du ministre du commerce et le Ministre de la Production. Le soir, ils étaient à la campagne pour me remercier et me demander de revenir très vite dans leur pays. Ce soir là, je donnais mon témoignage de délivrance de l’occultisme. Ils étaient remués et ont demandé la prière. Le pasteur local a pris contact avec eux. Ils m’ont même dit que lors de ma prochaine venue, ils feraient en sorte que le protocole soit respecté et que je sois reçu en conséquence. N’est ce pas merveilleux de voir comment le Seigneur dispose le cœur des autorités locales dans les moments de grande épreuve ? Au cours de chacune des réunions, des centaines de personnes se sont avancées pour recevoir Jésus, des guérisons se sont produites et des possédés tombaient à terre. Alors que le baptême du Saint-Esprit n'avait pas été mentionné, nombreux sont ceux qui recevaient la visitation de Dieu et parlaient en d’autres langues. La joie s’emparait de tous ! Jésus était accepté, confessé et glorifié ! J’ai pu questionner les pasteurs argentins sur les conséquences de la crise sociale pour l’Eglise. Sur le plan économique, les églises sont durement éprouvées, mais ce qui réjouit les pasteurs, c’est le réveil de la prière qui se produit dans les assemblées. Déjà nous avons plannifié de nouvelles campagnes en Amérique du Sud et Centrale. En novembre, nous serons en République Dominicaine, et en février 2003, nous retournerons dans la province de Chaco, et évangéliserons la ville de Charata . Encore un Grand MERCI pour vos prières et votre soutien en faveur de l’Association ED Franck Alexandre |
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